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Un an s’est déjà écoulé depuis mon passage à l’Orchestre national l’an dernier. Que le temps passe vite! Un an s’est écoulé, mais à mon arrivée, la même énergie et la même passion flottait dans l’air. J’ai vite pu réaliser, à ma grande surprise, que de nombreux visages m’étaient familiers. En effet, beaucoup d’anciens font toujours partie de l’orchestre cette année. L’orchestre est en grande partie composé d’anglophones. Nous ne sommes que très peu de francophones, tout comme l’an dernier. La première journée, soit le lundi, est toujours une journée un peu spéciale puisque c’est à ce moment que les professeurs d’instruments décident du placement pour les différentes pièces. Qui aura le célèbre solo de basson du Sacre du Printemps de Stravinsky? Qui sera chef d’attaque des premiers violons? Qui aura la chance de faire la partie de cor anglais du Sacre du printemps…c’est moi! C’est donc avec joie et disons-le, avec un soupçon de crainte, que je me lance dans cette aventure de six semaines. Le cor anglais est pour nous, hautboïstes, un instrument que nous devrons tous maîtriser un jour ou l’autre, mais que nous n’avons pas nécessairement la chance de côtoyer aussi souvent que nous le souhaiterions. La période estivale est donc, à mon avis, le meilleur moment pour apprivoiser ce gros instrument, frère du hautbois. Dès les premiers jours, le processus s’enclenche. Par section, nous déchiffrons les œuvres afin d’être mieux préparés aux premières répétitions. Le chef de l’orchestre, Alain Trudel, nous fait même don de son temps afin de répéter, par grandes sections (vents/percussions et cordes), certains passages rythmiques du Sacre du printemps et de West Side Story avant la première répétition de l’orchestre entier. Cette répétition a eu lieu hier soir, dans une salle fraîchement rénovée. Quel bonheur! Après avoir réussi à faire entrer environ cent musiciens sur scène, ce qui était un très grand défi, nous avons pu répéter le Sacre pour la première fois. Je vous souhaite à tous, au moins une fois dans votre vie, de sentir cette énergie présente avant la première lecture d’une telle œuvre. C’est tout simplement génial! Ce soir, nous répéterons quelques mouvements de la 6e symphonie de Mahler… à voir! J’espère que d’ici notre prochain rendez-vous, la pluie, qui nous suit depuis notre arrivée à London, aura cessée! À bientôt!
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